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 Biographie

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Onlygold
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MessageSujet: Biographie   Mer 19 Avr - 17:35

Biographie de Ching Siu-Tung




Né en 1952, Ching Siu-tung est le fils de Cheng Kang, un scénariste / réalisateur de la Shaw Brothers dont l'un des titres de gloire reste Fourteen Amazons. Mauvais élève à l'école, ses parents l'inscrivent à l' "Orient Drama School " pour apprendre l'opéra pékinois, art qui mélange danse, acrobatie et art martial. A la fin de sa formation, il entre comme cascadeur à la Shaw Brothers où sa petite taille en fait une doublure idéale des rôles féminins. Mais les films en costumes étant sur le déclin à la fin des années 70, il est obligé de se tourner vers la télévision et devient directeur des combats sur des séries télévisées. C'est à cette occasion qu'il rencontre les futurs réalisateurs de la nouvelle vague, dont Patrick Tam, pour qui il réglera les combat de son wu xia pian décalé, The Sword, en 1980. La même année il mettra également ses talents de chorégraphe au service de Tsui Hark pour élaborer les scènes d'action de Don't Play With Fire, dont je jeune cinéaste voulait exacerber la violence… En 1982, Ching Siu-tung trouve enfin l'opportunité de réaliser son premier film, Duel To The Death. Cette première expérience cinématographique présente déjà bon nombre des constantes qui feront la spécificité du style de Ching Siu-tung, un style intimement lié au wu xia pian, genre dans lequel il va se spécialiser presque exclusivement, au point qu'à ce jour il n'a toujours pas mis en scène, ni même chorégraphié, le moindre film de kung fu. Car ce qui l'intéresse avant tout, c'est de donner à voir des combats entre chevaliers aux pouvoirs surnaturels et retrouver ainsi l'esprit des bandes dessinées de son enfance. Pour donner une représentation à la fois spectaculaire et extraordinaire des affrontements tels qu'il les imagine, ses chorégraphies associent volontiers les effets spéciaux (notamment de fréquents recours aux câbles) à un découpage des plans extrêmement serré, une caméra toujours mobile et des focales généralement extrêmes. Tout au long de sa carrière, il restera attaché à un cinéma fondamentalement impur, élaborant une esthétique de la surprise et du contraste particulièrement réjouissante quand il réussit à marier judicieusement les ingrédients antinomiques avec lesquels il aime à composer ses films. Parmi ses films "contemporains", on peut citer Wonder Seven (1994) ou Blacksheep Affair (1998) pour lequel il a réglé les combats, le traitement surréaliste qu'il met en œuvre donne un tour cartoonesque à un environnement réaliste. Plongé dans l'incertitude quant à son avenir, suite au nouvel échec commercial que fut Witch From Nepal, Ching Siu-tung a la bonne idée de proposer ses services à Tsui Hark, alors occupé à monter sa propre boite de production, la Workshop. Si au départ Tsui Hark envisageait de créer une alternative au système des studios pour aider des réalisateurs en marge à financer leurs projets, sa personnalité autoritaire va très rapidement obliger ses collaborateurs à faire un choix. Ou bien accepter de se plier à ses exigences ou bien partir. Ching Siu-tung choisit la première solution et accepte de se soumettre aux vues de son patron. Peut-être avait-il besoin d'une telle collaboration pour donner le meilleur de lui-même, car Tsui Hark réussira à l'utiliser fort judicieusement en recourant à ses talents de chorégraphe sur la plupart de ses productions (Peking Opera Blues, Syndicat du crime 2, Roboforce…) pour leur donner ce cachet qui sera l'une des marques de reconnaissance du style Workshop au cours des années 80. Il lui permettra également de réaliser Histoires de fantômes chinois en 1987. Si Tsui Hark lui laisse peu de liberté, s'impliquant à tous les niveaux dans l'élaboration du projet, il l'aide à trouver une justesse de ton, que, seul, il a eu du mal à mettre en œuvre dans ses premiers films. Pivot de la Workshop entre 1986 et 1993, Ching Siu-tung trouve néanmoins l'occasion de réaliser Terracotta Warrior en 1989, un film que Tsui Hark ne produit pas. Dans ce mélange improbable d'aventures, d'événements historiques et de fantastique, il peut à loisir laisser libre cours à son goût pour le bis, le merveilleux et les péripéties rocambolesques. Par deux fois, avec The Raid (1991) et Dr Wai (1996), il s'essaiera à ce type d'histoire. Mais c'est surtout dans l'univers de wu xia pian que Ching Siu-tung restera le plus à son aise. Après un retour fracassant du genre orchestré par Tsui Hark avec Swordsman auquel il a participé en tant que directeur des combats, il met en scène une suite, toujours sous le contrôle de son ami producteur, mais qui lui laisse la liberté de s'exprimer pleinement sur les scènes d'action. Il peut enfin concrétiser le travail ébauché sur Duel To The Death en élaborant des scènes stupéfiantes, au rythme infernal et où ses idées les plus folles vont trouver leur plus belle expression. Après le succès de Swordsman 2, Ching Siu-tung se voit solliciter de toute part et multiplie les projets entre 1992 et 1993. Il livre le meilleur de lui-même en participant à Dragon Inn (1992), en réalisant Swordsman 3 (1993) ou en coréalisant avec Johnny To le délirant Heroic Trio. Mais à force d'user et d'abuser des mêmes effets dans de trop nombreux films, et notamment sur ceux produits ou réalisés par Wong Jing comme Royal Tramp I & II (1992), Holly Weapon (1993) et ses dérivés, il précipite l'usure du genre et de son style, et le public finit par se détourner peu à peu des films en costumes. Si en 1995 il signe la chorégraphie de A Chinese Oddyssey, l'un des derniers wu xia pian réussi, il tente de se renouveler avec Wonder Seven (1994) et Dr Wai (1996) pour répondre aux nouvelles attentes du public, mais hors du wu xia pian et de la Workshop, Ching Siu-tung a bien du mal à convaincre. Trop spécialisé, réalisateur / chorégraphe au style trop typé, il se retrouve à la fin des années 90 dans une situation proche de celle qu'il a connue au début de sa carrière. Dernièrement il a mis en scène un clip de Mylène Farmer. Mais, comme ce fut le cas pour ses collègues travaillant avec l'occident, son style a été dilué pour n'en conserver qu'une imagerie exotique de personnages volant dans les airs. Carte postale affadie par un homme souvent relégué au second plan, mais dont l'action a été déterminante dans l'élaboration de la " Hong Kong Touch ".
On aurait pu croire l'homme fini, Yuen Woo-ping monopolysant les chorégraphies branchées des derniers films US d'action, mais c'est à Hong Kong que Ching Siu-tung reprit du poil de la bête : les succès de Shaolin Soccer et Naked Weapon sont bien la preuve que l'homme est encore dans le coup. La sortie internationale de Hero sera peut-être à l'origine de son billet aller aux USA... wait and see.

PS : il est à noter que Ching Siu-tung s'est affublé du prénom occidental "Tony" depuis qu'il a des intentions internationales (Naked Weapon & Hero)

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